14 juillet 2009
Le Monde des Religions
Il faut que je me procure le numéro spécial "Sexe et Religions" du Monde des Religions.
"Pour toutes les religions, l’éros constitue une préoccupation primordiale. Si la sexualité est d’abord réservée à la procréation, sa régulation par les institutions religieuses varie d’une période historique et d’une aire géographique à l’autre : tantôt exalté, tantôt refoulé, son corollaire, le plaisir, est toujours encadré, parfois à l’aide d’interdits intangibles, tels l’acte homosexuel. Comment concilier l’amour de la chair et l’amour de Dieu ? Ce dossier explore l’histoire passionnelle qu’entretiennent, depuis des millénaires, sexe et foi."
Ce qui m'a donné envie de le lire c'est ce petit article sur Le Post, intitulé La Virginité Réinventée et notamment ce court passage au sujet de L'obsession de la virginité : "Dans les religions primitives, la notion de virginité était assez abstraite. Bizarrement, une déesse vierge pouvait s’être tapée tout le panthéon, ça faisait rien, elle restait quand même vierge. (...) Alors, si j’ai bien compris, la virginité des déesses, qui étaient souvent les représentantes de la chasse, de la guerre, bref des activités hautement masculines, symbolisait leur indépendance vis-à-vis des hommes. (...) La déesse vierge, c’est celle que personne ne peut posséder. C’est celle qui reste libre même si elle couche avec des hommes. Écoutez-moi bien, la déesse vierge, c’est la femme moderne. C’est vous, c’est moi, c’est le féminisme. On ne se donne pas, on prend. Du plaisir, du sperme pour enfanter ou d’autres choses…"
Le reste du sommaire à l'air particulièrement alléchant. Et le numéro hors série "20 clés pour comprendre l'ésotérisme" m'intéresse aussi.
18 mars 2009
Parce que qu'il faut bien rigoler de temps en temps...
Parce que qu'il faut bien rigoler de temps en temps, je vous présente deux petits webcomics que je trouve amusants.
Webcomic en anglais qui traite du paganisme, du néo-paganisme et de la Wicca. Il y a aujourd'hui 5 tomes.
La Nostalgie de Dieu, Livre I : Pour Dieu, tapez 1
La Nostalgie de Dieu, Livre II : Le Complexe de Dieu
Webcomic en français qui est décrit comme une "BD théo-philo-scato-hebdomadaire au but dégueulasse de rire sur le dos du Divin."
Les deux on été édités en livre mais on peut toujours les trouver gratuitement sur le net.
01 mars 2009
Webzines Païens
La communauté païenne francophone se développe de plus en plus. Donc, quoi de plus normal qu'on finisse par retrouver, en plus des blogs, sites et forums quelques webzines païens !
Mes deux favoris sont Altar Ésotérisme (qui fait partie de la communauté de Yunasdestiny) et Lune Bleue (édité par la communauté de la LWE). J'avoue que ça me manquais, puisqu'à Montréal je pouvais facilement trouver WynterGreen, le bulletin bilingue de la communauté de Montréal.
Quand je vois les différentes initiatives (le troc, les rencontres, les plateformes de ressources, etc) qui émergent petit à petit, je ne peux que me réjouir de voir notre petite communauté prend plus d'assurance et se forge, malgré les différences de croyances et de traditions, une base commune.
28 janvier 2009
Incantation protectrice attribuée à Saint Patrick
Je me lève en ce jour dans l’énergie des Cieux :
lumière, éclat de la lune, splendeur du feu,
vitesse de l’éclair, rapidité du vent, profondeur de la mer,
stabilité de la terre et fermeté du roc.
11 janvier 2009
United as Children of the Earth
United as Children of the Earth
We are One, one whisper, one breath,
one voice sharing the same joy.
Letting compassion bloom into our Soul
and love overflow from our hearts.
04 novembre 2008
Les Sept Filles d'Eve ~ Bryan Sykes
Voici un livre sur lequel j'espère pouvoir bientôt mettre la main !
"Bryan Sykes, scientifique mondialement connu pour ses recherches sur l’ADN et professeur de génétique à l’Université d’Oxford, nous fait partager, avec clarté et humour, une extraordinaire découverte. Déjà célèbre pour son identification de l’Homme des Glaces et des Romanov, il nous révèle ici que nous descendons tous de sept femmes de la Préhistoire.
Voulez-vous savoir qui est notre lointaine ancêtre : Héléna, la Pyrénéenne ; Yasmine, la Syrienne ; Katrine, la Vénitienne ; Tara, la Toscane d’Europe du Nord ; Ursula, la nomade ; Velda, l’Espagnole de Finlande ; ou bien Xénia, la Caucasienne ?
Cet ouvrage, qui repose sur des recherches scientifiques du plus haut niveau, nous montre comment le patrimoine génétique de chacun d’entre nous s’est transmis au cours des âges, sans altération majeure, par la lignée maternelle. Au-delà de ce jeu de piste fascinant et de cette invitation à retrouver la trace de nos origines, Les Sept Filles d’Eve révolutionne de façon radicale l’histoire des migrations humaines et notre conception de la Préhistoire, ouvrant ainsi des perspectives immenses à la science de demain."
Voici l'article qui m'a donné envie de lire ce livre (ici) et un sujet de Wikipédia (ici).
Et vous, avez-vous envie de découvrir la Mère originelle, la première entre toutes, l'Ève mitochondriale ?
Edit du 16/11/08 : Ca y est, il est dans mon panier. Il devrait arriver en début de semaine !
28 août 2008
Préservons l'eau, ne la gâchons pas…
Nous sommes 2070, je viens d’avoir 50 ans, mais mon apparence est celle d’une personne de 85 ans.
J’ai de gros problèmes aux reins parce que je bois très peu. Je crois qu’il me reste peu de temps à vivre… Aujourd’hui, je suis une des personnes les plus vieilles de cette société.
Je me rappelle quand j’avais 5 ans. Tout était différent, il y avait beaucoup d’arbres dans les parcs. Les maisons avaient de jolis jardins et je pouvais profiter d’un bain ou rester une heure sous la douche. Maintenant, nous utilisons des serviettes humidifiées avec de l’huile minérale pour nettoyer notre peau.
Avant, toutes les femmes montraient leur belle chevelure. Maintenant, nous devons nous raser la tête pour la maintenir propre sans utiliser d’eau. Avant, mon père lavait la voiture avec de l’eau qui sortait d’un tuyau d’arrosage. Aujourd’hui, les enfants ne croient pas que l’eau s’utilisait de cette manière.
Je me rappelle qu’il y avait beaucoup de messages qui disaient :
"FAITES ATTENTION A L’EAU !"
Mais personne n’écoutait. Ils ne pensaient pas que l’eau pouvait disparaître. Maintenant, toutes les rivières, les barrages, les lacs et les nappes souterraines sont irréversiblement polluées ou bien épuisées.
D’immenses déserts constituent le paysage qui nous entoure de toute part. Les infections gastro-intestinales, les maladies de peau et des voies urinaires sont les principales causes de décès. L’industrie est paralysée et le chômage est dramatique.
Les usines de traitement de l’eau sont la principale source d’emploi et tu es payé avec un verre d’eau potable au lieu d’un salaire. Les agressions pour un bidon d’eau sont fréquentes dans les rues désertes. La nourriture est à 80% synthétique.
Avant, la quantité idéale d’eau à boire était de 8 verres par jour pour un adulte. Aujourd’hui, je ne peux boire que la moitié d’un verre. Nos vêtements sont jetables, ce qui augmente la quantité d’ordures. Nous avons dû revenir aux fosses sceptiques comme au siècle passé parce qu’on ne peut plus utiliser les réseaux d’égout par manque d’eau.
L’apparence de la population est affreuse : des corps affaiblis, ridés par la déshydratation, une peau remplie de plaies à cause des rayons ultra-violets qui n’ont plus la couche d’ozone pour les filtrer dans l’atmosphère. De part la sécheresse de la peau, une jeune fille de 20 ans a l’air d’en avoir 40.
Les scientifiques font des recherches mais il n’y a aucune solution possible. On ne peut pas fabriquer d’eau. L’oxygène aussi est dégradé par le manque d’arbres, ce qui a diminué le coefficient intellectuel des nouvelles générations.
La morphologie des spermatozoïdes de nombreux individus s’est altérée. Comme conséquence, beaucoup de garçons ont des insuffisances, des mutations et des déformations.
Le gouvernement nous fait même payer l’air que nous respirons. 137m3 par jour, par habitant et adulte. Les gens qui ne peuvent pas payer sont retirés des “zones ventilées” qui sont dotées de gigantesques poumons mécaniques fonctionnant à l’énergie solaire. Ils ne sont pas de bonne qualité mais on peut respirer.
L’âge moyen est de 35 ans. Il est resté dans quelques pays un peu de végétation, ainsi que leur fleuve respectif qui est fortement surveillé par l’armée. L’eau est devenue un trésor très convoité, plus que l’or ou les diamants. Ici, en revanche, il n’y a pas d’arbres parce qu’il ne pleut presque jamais. Et quand on arrive à enregistrer une précipitation, il s’agit d’une pluie acide. Les saisons de l’année ont été sévèrement transformées par les essais atomiques et les industries polluantes du 20ème siècle. On nous avait averti qu’il fallait protéger l’environnement, mais personne n’y a fait attention.
Quand mon fils me demande de lui parler de l’époque où j’étais jeune, je lui décris la beauté des forêts, je lui parle de la pluie, des fleurs, du bonheur de prendre un bain et de pouvoir pêcher dans les rivières et les barrages, de boire toute l’eau que je voulais... et combien les gens étaient en bonne santé. il me demande :
-Papa ! Pourquoi il n’y a plus d’eau ?
Alors, je sens comme un nœud dans la gorge.
Je ne veux pas me sentir coupable, mais j’appartiens à la tout de même à la génération qui a fini de détruire l’environnement ou qui n’a simplement pas pris en compte tant d’avertissements...
Maintenant, nos enfants en paient cher le prix...
Sincèrement, je crois que la vie sur terre ne sera plus possible dans très peu de temps parce que la destruction de l’environnement est arrivé à un point irréversible. Comme j’aimerais pouvoir revenir en arrière et faire en sorte que toute l’humanité comprenne cela... Quand nous pouvions encore faire quelque chose pour sauver notre planète Terre !
Réfléchissons tous à ce qui arrivera si nous ne faisons rien…… Aujourd'hui nous pouvons nous laver, boire, les forêts sont encore nombreuses nous avons encore de l'eau ne la gâchons pas...
© Texte extrait du court métrage de sensibilisation pour l'eau dans le monde, ONU 2005
23 août 2008
Païenne ~ Creirwy (2002)
Je danse nue,
Sous la pleine lune,
Je me détourne des églises,
Ne gardant en mon cœur,
Que leur beauté et leur chant.
Je me glisse,
Sans vêtements,
Dans l’eau de la rivière lentement,
L’eau cristalline et fraîche,
Réveillant mes sens.
L’énergie court dans mes doigts,
Dans mon cœur,
S’éveille ma foi,
Dans ma gorge
Gronde ma voix.
J’entends encore les cloches
Et les prières des églises,
Où, païenne,
Je ne suis plus admise.
Car j’ai quitté ses chemins,
Tous tracés d’avance,
J’ai voulu m’aventurer,
Vers l’inconnu,
Vers l’interdit,
Vers les plaisirs,
Vers l’absolu.
Je ne me suis ni salie,
Ni perdue,
Et je n’ai rencontré nul démon,
Dans le désert,
Nul diable dans la tentation.
Sur mon front j’avais,
L’invisible croix,
Dans mon cœur,
J’avais cette foi,
Du Dieu des églises.
J’ai appliqué
Ses enseignements,
J’ai récité ses prières,
J’ai marché
Dans ses sillages moulés,
Et j’ai prié, prié, prié…
Lui offrant mon cœur et mon âme,
Ma foi et sa flamme.
Mais un vent ancien a soufflé,
Venu des temps anciens,
Et l’a éteinte.
Au regard des hommes,
De l’homme,
Je suis une païenne,
Pour avoir fait d’autres choix,
Que de croire en Toi.
Mais si il est vrai
Que Ta bonté est grande,
Autant que Ton pardon,
Tu pardonneras,
À celle qui fut,
De Tes enfants…
Et si c’est vrai,
Que Tu règnes là-haut,
Tu es le seul juge,
Les hommes n’ont pas droit de regard,
Ou de jugement
Sur l’engagement de ma foi,
Et sur les croyances de mon cœur.
Si Tu existes,
Les hommes se sont sûrement trompés,
Et Tes paroles ils ont mal interprété.
Ou ils ont pris ce qui les accommodait.
À travers Toi,
L’homme
Essaie de s’élever
Au-dessus de son semblable,
Son frère…
Je n’ai pas envie,
De porter Ta croix,
J’ai envie d’aimer,
Sans culpabilité,
Et de prendre ma place de femme,
Dans ce monde d’hommes,
Sans être diminuée,
Au rôle d’une laveuse de pieds.
Ou d’une vierge sacrée,
N’ayant pas le loisir,
De son désir.
De Toi je garderai,
La rigueur et la bonté,
Mais nos routes se sont séparées,
J’ai bifurqué,
Sur un autre droit chemin,
Sur un autre sentier que le Tien.
J’ai tendu les mains vers la Lune,
J’ai enfoui ma foi,
Dans le ventre de la Terre,
Notre mère.
Les étoiles me guident,
Le soleil m’éclaire,
Mes chants sont
Pour les nuits dans la forêt,
Je n’ai aucune honte de mon corps,
Aucune honte à me donner,
À aimer.
Si c’est tout cela être païenne,
Je le suis,
Même si de moi,
Vos yeux se détournent,
Même si vos mains me fuient,
Et que vos langues pour moi,
N’ont que du venin…
Ma foi est ailleurs,
Différente de la vôtre,
Mais semblable, je vous demeure.
L’amour et la bonté,
Animent encore mon cœur.
Ma foi a changé de visage,
Sans changer le mien.
Je n’ai pas perdu mon âme,
Je ne me suis pas offerte
À aucun habitant de l’enfer.
Je suis païenne,
Sacrilège à vos yeux aveugles,
Mais j’ai gardé,
Le respect et l’amour,
Et toute mon humanité.
Je veux toujours aider mon prochain.
Je ne suis point une offense,
Au Dieu que vous aimez.
J’ai changé mes prières,
Je suis païenne,
Mais libre,
Et j’ai encore toute ma capacité d’aimer…
Je ne suis point impure,
Une licorne me laisse la monter…
Je n’ai plus ma place,
Dans vos rangs d’oignons,
Mais j’ai encore toute ma raison.
Sur le dos de la licorne,
J’effleure vos rêves,
Vous qui n’osez pas.
J’écoute vos soupirs,
À vous qui n’osez pas…
J’entends vos doutes et vos colères,
Et je sens sur ma peau et mon cœur,
La dureté de vos propos,
Les griffes de votre envie,
Les crocs de votre jalousie,
Les sueurs de votre incompréhension.
Mais pour votre bonne conscience,
Vous qui me condamnez,
Du nom de païenne,
Vous m’avez baptisée.
Dire que pour la seule raison,
Du fait que j’embrasse le ciel et la Terre,
Que je m’agenouille pour les prier,
Pour cette seule différence,
Il fut un temps,
Où l’on m’aurait indiqué le bûcher.
Le feu,
Pour m’être mise à genoux,
Devant d’autres Dieux.
Les brûlures,
Pour tout pardon.
Je ne crois pas que ce fut,
Jamais cela,
La parole de votre Dieu,
Mais bien celle que l’homme en a fait.
De tous les temps,
À aujourd’hui,
Vos yeux ont-ils oublié de voir,
Que bien avant d’être païenne,
Je suis humaine ?
20 août 2008
Les Saisons ~ Alfons Mucha
J'aime beaucoup cette lithographie de Mucha (réalisée en 1896) et que j'ai achetée à Prague. Le style "art nouveau" de ces œuvres me touche, bien plus que l'art moderne. J'aimerais me procurer d'autres séries de panneaux et plus particulièrement les séries Lune et celle des Heures.
On voit ce que l'on souhaite voir dans des œuvres d'art et moi j'y vois un amour de la Femme plein de symboles...
14 août 2008
[Livre] Le dernier Caton ~ Matilde Asensi
Il y aurait eu un ordre antérieur aux Templiers et qui leur aurait survécu. Ses membres seraient les gardiens depuis des siècles du plus grand des mystères sacrés de notre civilisation. Dante lui-même aurait risqué sa vie avec eux et La Divine Comédie contiendrait dans ses pages l'une des clefs d'accès à leur sanctuaire. Ottavia Salina, pourtant employée aux archives officieuses du Vatican, et de ce fait informée des secrets les plus enfouis de l'Église, ne sait rien d'eux.
Aussi, lorsqu'on lui demande soudainement de quitter ses kilomètres de souterrains blindés pour étudier d'étranges scarifications sur le cadavre d'un éthiopien, elle quitte sa blouse sans poser de questions. Ottavia ignore encore qu'avec la découverte des cicatrices ciselées comme des fils de soie sur le corps de cet homme, elle ne verra bientôt plus jamais le monde comme avant...
Un très bon thriller historico-mystique, quoique parfois un peu anti-clérical (un comble quand l'héroïne est une sœur !), avec de l'amour, de l'humour, de la foi et du sang. Matilde Ansensi, romancière espagnole, nous entraîne dans une véritable quête initiatique à travers sept épreuves et sept villes mythiques...



