28 février 2009
Premiers Frémissements...
Je ne sais pas vous mais depuis quelques jours, depuis Imbolc en fait, je ressens l'arrivée du Printemps. Ce n'est encore qu'un frémissement de mon sang sous ma peau, à peine perceptible. Ce n'est qu'une douceur dans l'air qui vous effleure en passant, mais qui vous retourne le cœur. Dans l'air, dans la terre, dans le ciel et dans mon sang, je le sens. Je peux presque le toucher du doigt.
Le Printemps puis l'Eté qu'il annonce n'est pourtant pas la période de l'année que je préfère mais, cette année, il y a quelque chose. Mais quoi ?
Inexorablement, il revient. Ainsi va le cycle immuable des saisons, éternel recommencement.
Le Mimosa a fleurit, les animaux les plus précoces entament leurs parades nuptiales. Et mon âme se tend vers quelque chose que je ne saisis pas encore. Je vois battre le cœur de la Terre et ça m'effraie un peu mais sa respiration est lente, paisible, comme une enfant endormie.
Bientôt la Vie éclatera partout et j'irais danser au bord de mon océan, nue sous la Lune...
03 février 2009
Nous sommes le rêve d’un dormeur endormi si profondément qu’il ne sait même pas qu’il nous rêve. (Jean Cocteau)
Je rêve rarement ou, du moins, je ne m'en souviens quasiment jamais. Hors, depuis quelques jours, je remarque à mon réveil que je n'ai rien oublié.
Il y a eu cette chasse à courre, avec des chats à la place des chiens où j(étais à la fois gibier et chasseur.
Il y a eu cette rencontre avec mes deux cousins perdus, pauvres enfants en pleurs et martyrisés.
Il y a eu cette fuite dans la nuit, où je perdais momentanément l'usage et de mes yeux, et de ma voix.
14 janvier 2009
Et il y a d'autres jours...
Et il y a d'autres jours où je vais très bien !
Les passages à vide, les coups de cafard, les idées noires ne durent jamais bien longtemps.
Merci pour les mails que j'ai reçu, faut pas vous inquiéter comme ça mais ça me touche !
Il y a des jours...
J’suis désolé mais ce soir j’ai zappé
J’ai éteint la lumière, fermé la porte à clé
Je suis absent pour cause d’écœurement
Plus la force d’la jouer souriant
J’l’ai sentie arriver comme si elle ne m’avait jamais quitté
Je la connais, elle me connaît
Compagne de tant d’mes nuits sans qu’je n’l’ai jamais invitée
Ce soir je n’pourrais lui résister
(Sinsémilia - La nausée)
Je suis déprimée, dépressive, je le sais. Pourtant, il y a des jours pires que d'autres, qui me tombent dessus sans crier gare. Comme hier.
Il y a des jours où il est préférable de ne pas m'approcher, au risque de prendre un coup de griffe ou une giclée d'acide. Des jours où je vois tout en noir, où je n'ai plus la force d'envisager quoi que ce soit. Mes yeux pleurent, mon âme crie, mon cœur saigne. Pourquoi ? Je ne suis pas sure de le savoir moi-même.
Et puis... Et puis ça finit par passer. J'ouvre à nouveau les yeux, mes griffes se rétractent, je cicatrise. Rien n'a changé pourtant, je suis toujours la même. Mais la tempête est passée.
Jusqu'à la prochaine fois...
19 décembre 2008
On s'était dit rendez-vous dans 10 ans...
Aujourd'hui, j'ai revu mon premier amour et premier amant, dix ans après que l'avoir salement quitté.
C'était étrange de se retrouver là, dans ce café, après tout ce temps.
Après la gêne du début, nous avons pu discuter à cœur ouvert pendant
plusieurs heures et remettre certaines "données" de notre histoire à
plat. Bref, nous avons enfin fait la paix l'un avec l'autre.
C'est
apaisant de savoir qu'on a aimé, et qu'on a été aimé en retour, même si
l'amour est mort depuis longtemps...
13 décembre 2008
Ventre de Lune
Je suis de ces gens qui ne rêvent pas, ou qui du moins, ne s'en souviennent pas. Par contre, je fais très souvent ce que j'appelle des rêves "lucides" au moment de me mettre au lit. Et j'ai remarqué que la Pleine Lune est une période propice à ce genre de rêves éveillés.
Hier soir, j'ai rêvé que j'étais enceinte. Mon ventre était énorme et tendu, il y avait comme une vibration sous ma peau toute chaude. En me réveillant ce matin, j'ai repensé au tirage qu'une amie m'avait fait il y a quelques mois ; pour les cartes, beaucoup de choses tournaient autour de mon ventre, de ce qu'il représente pour moi.
Je suis une jeune femme moderne qui souhaite s'épanouir par d'autre biais que la maternité mais je sens pourtant le tic-tac lancinant de mon horloge biologique...
15 novembre 2008
Mens sana in corpore sano
J'ai beaucoup réfléchi ces derniers temps. Égoïstement (mais pas tant que ça, en fait), j'ai surtout pensé à moi ; à ce que je veux, à ce que je ne veux pas et à ce que je peux faire.
Il y a une décision que je repousse depuis longtemps. Pour ma santé, mon environnement et mon porte-monnaie, j'y pense de plus en plus souvent. J'en ai donc parlé à mon docteur adoré qui m'a dit tout simplement que, quand je serais prête, je n'aurais qu'à venir le voir et nous en parlerons ensemble.
Je sais que ne suis pas encore prête à 100% car des années d'addiction de s'envolent pas comme ça. Mais j'y pense, ce qui est déjà un petit pas sur le chemin d'une vie plus saine.
Autrement, pour continuer dans cette voie, j'envisage plein de petites alternatives pour mon corps et ma santé. J'ai déjà sauté le pas avec la moon-cup (alternative aux protections jetables) et je pense me procurer de quoi me concocter deux ou trois petits cosmétiques maisons (alternatives aux produits "kkbeurks"), voire à fabriquer mes propres lingettes démaquillantes. Oh, je n'ai pas de grandes ambitions à ce niveau mais je serais contente de pouvoir utiliser ma propre crème.
Quand j'aurais de nouveau mon chez moi, j'ai bien l'intention de mettre en application les principes de Raffa sur l'entretien écologique de la maison (Le Grand Ménage).
Petit à petit, je me transforme, comme la chenille devient papillon...
11 novembre 2008
Que la lumière soit !
Ma petite flamme intérieure est bien faible en ce moment mais vos messages me réchauffent le cœur et m'ont rappelé une citation qui, même si elle est issue d'un personnage de fiction, n'en est que plus réelle...
On peut trouver le bonheur même dans les situations les plus sombres,
il suffit de se souvenir d'allumer la lumière...
[Albus Dumbledore]
10 novembre 2008
Coup de Blues
A croire que c'est une épidémie qui touche la blogosphère païenne. Et moi j'ai aussi été contaminée parce qu'en plus de mon rhume qui n'en finit pas, j'ai pas trop le moral non plus.
Niveau vie sociale, ça s'améliore un peu. J'essaye de sortir une à deux fois par semaine et je rencontre des gens plutôt sympa. Mais il me manque quand même quelque chose...
Niveau professionnel, c'est la cata par contre. J'ai bossé 3 semaines en intérim en octobre et ils m'avaient promis juré craché qu'ils me feraient une proposition en cdi. Ben non, finalement, ils ont changés d'avis. Donc retour à la case départ.
Ne parlons même pas de ma vie spirituelle, qui est inexistante en ce moment. Mon essai d'autel est complémentement désacralisé depuis que ma mère y a posé plein de trucs sans rapports.
J'ai l'impression que ma vie toute entière est en pause depuis quelques temps. J'ai beau essayer de forcer le destin (ne dis t-on pas "aides-toi et le ciel t'aidera") mais rien n'y fait ; il ne se passe absolument rien. J'étouffe entre ces quatre murs plein de cartons, c'est pas feng-shui du tout !
Alors bon, je sais qu'il y a pire. Après tout, j'ai un peu de sous, une famille qui m'aime et un toit sur la tête. Mais j'ai l'impression de regarder le monde vivre sans moi, de n'être que spectatrice de la vie des autres. Et ça me pèse...
02 novembre 2008
Shamain 2008
Cette année encore, je n'ai pas pu fêter Shamain comme je l'aurais souhaité.
Le 31 au soir, une fois tout le monde couché, je me suis contenté d'une courte méditation, d'une petite prière et j'ai allumé une bougie que j'ai placé sur le rebord extérieur de ma fenêtre. Pour moi, cette bougie offerte au vent froid représente à la fois un chemin pour les âmes de mes chers défunts et notre petite lumière intérieure, qui vacille parfois sous les coup de butoir de la Vie.
Et le 1er novembre, je me suis rendue en famille au cimetière sur la tombe de ce grand-père que je ne connais pas. Il nous a quitté alors que mon père n'avait que quelques mois et je sens en lui un vide, à la fois doux de s'être su aimé et douloureux que cet amour n'ai pas vécu. Il y a aussi cette arrière grand-mère, que je n'ai jamais connu mais dont ont dit qu'elle était un peu sorcière et que je lui ressemble beaucoup trop.
C'est étrange, n'est-ce pas, de pleurer sur quelqu'un que l'on a jamais vu ?
J'aime beaucoup les cimetières. Ils dégagent une sérénité millénaire et ce parfum légèrement piquant de chagrin et de regrets. Pourtant, quand viendra mon tour de quitter ce monde, je souhaite que mes cendres soient dispersées au bord de cet océan qui m'est si cher.
J'ai rêvé aussi. Au réveil, j'avais sous la langue un goût de sang, d'humus et de fourrure.

