Witch's Dream

Nul ne peut atteindre l'aube sans passer par le chemin de la nuit. [Khalil Gibran]

04 janvier 2009

Egypte Antique & Pratiques Magiques

La magie, en Egypte Antique, était censée procurer au pratiquant tout ce qu'il ne pouvait pas obtenir par des moyens plus simples. Ainsi, les Egyptiens croyaient que leurs mages étaient capables de toutes sortes de prodiges...

De nos jours, les scientifiques ne connaissent que très peu de papyrus à connotation "magique" et en ont donc une vision très incomplète. Toutefois, il leur a été possible de diviser la pratique magique égyptienne en cinq grandes catégories :
-La Magie du Nom.
-La Magie Défensive.
-La Magie Productive.
-La Magie Divinatoire.
-Le Culte des Morts.

Magie du Nom

Pour les Anciens Égyptiens, donner un nom -ren- à un être ou à une chose revient à lui donner la vie et à lui donner une forme. Ainsi, ils lui attribuaient une puissance profonde et pensaient qu’en possédant le nom d’une personne ou d’une divinité, ils pouvaient profiter de son pouvoir et, dans le cas d'un être humain, avoir une influence sur son , avant et après la mort.

Un des pires châtiments pour les Égyptiens -en dehors du démembrement de leur corps qui rendait leur passage vers l’au-delà impossible- était la suppression de leur nom, qui plongeait ainsi leur dans l’oubli car, effacer un nom, c’est anéantir l’entité qu’il représente. A l’inverse, nommer un défunt ou une divinité, lors d’offrandes quotidiennes, c'est conserver sa mémoire.

Le nom avait une telle importance et une telle puissance, qu’il est arrivé que des Pharaons fassent effacer les stèles de leurs prédécesseur, par peur de leur influence, même après la mort, sur les affaires du royaume. Ce fut ce qui arriva à Akhenaton, le Roi Maudit, et à Hatchepsout, la seule femme qui fut Pharaon.

Un des rites magiques les plus puissants associé au Nom à vu le jour dès l’Ancien Empire. On inscrivait alors les noms des ennemis de Pharaon sur des vases -ou sur des statuettes- qui étaient ensuite brisés ("tués") puis enterrés.

La puissance de l'image était aussi inextricablement liée à la puissance du nom : toute représentation d’un être ou d’un objet participe de cet être ou de cet objet. De là vient le pouvoir des amulettes qui étaient portées par les vivants (ou placées sur une momie) et qui représentaient des divinités ou des objets chargés de force magique. Ainsi, celui qui portait cette amulette mettait sa puissance à son propre service.

Magie Défensive

Selon le mythe égyptien de la création du monde, les anciens s'accordaient pour dire que la magie leur a été donnée afin qu'ils puissent se défendre de toutes les choses qui leur arrivent. Pour les égyptiens, persuadés que des entités maléfiques parcouraient le monde, la capacité de se défendre était ainsi une des choses les plus importantes qui soit.

-La Magie Prophylactique, pour repousser la mort et toutes ses créatures, tels les scorpions, les crocodiles ou encore les esprits malfaisants.
-La Magie Préventive, par exemple comme moyen de contraception.
-Les Contre-Charmes, pour repousser le mauvais œil.
-La Magie Curative, pour soigner les maladies et soulager la douleur.
-La Magie Psychologique, qui était surtout utilisé pour combattre la peur panique de la nuit qu’avaient les égyptiens.

Magie Productive

De tout temps, les hommes ont voulus créer, construire. Pour cela, les égyptiens utilisaient la magie productive.

Pour eux, la première des productions consistait à donner la vie, c’est pour cela que quasiment toutes les femmes et beaucoup d’hommes connaissaient la magie Obstétrique.

Les charmes Météorologiques leur permettaient d’avoir un certain contrôle sur leur environnement ["Ainsi tu devras accomplir ces rites lorsque la tempête fait rage à l'Est du ciel, ou lorsqu'elle se termine à l'Ouest, pour empêcher les nuages d'orage à l'Est des cieux... Ainsi tu devras accomplir ces rites de nombreuses fois contre le mauvais temps, afin que le soleil brille et qu'Apophis soit renversé pour de bon"].

L’homme, quelque soit l’époque, à toujours voulu aussi construire des relations amoureuses, afin de construire la vie. C’est le troisième type de magie productive : la magie d’Amour. Les sorts pour assurer de bonnes performances sexuelles étaient aussi utilisés dans le cadre des funérailles (Isis ramène Osiris à la vie et de cet union naîtra un fils) et les charmes à caractère érotique étaient fréquemment utilisés.

Magie Divinatoire

Si la magie est omniprésente dans la vie quotidienne de l'ancien Égyptien, c'est encore plus le cas avec les formules de Divination, qui sont des formules intermédiaires entre les "recettes de bonne femme" que nous utilisons encore de nos jours et les actes plus purement "magiques".

La civilisation égyptienne ne croyait pas à l’astrologie. Celle-ci, en effet, n’apparaît qu’à l’époque gréco-romaine et vient de l’étranger. En revanche, les Égyptiens croyaient au rapport entre les événements mythologiques et la vie quotidienne ; ils dressèrent de véritables calendriers des jours fastes et néfastes, selon les aventures des Dieux et Déesses.
De plus, ils pensaient que leurs rêves les instruisaient au sujet de l’avenir et ils ont composé des "clefs des songes". Ainsi, si un rêve annonçait un malheur, celui-ci pouvait être écarté par une requête à Isis, la Magicienne Suprême.

Enfin, il est intéressant de noter que la consultation des Oracles n'était pas considéré comme une pratique magique.

Culte des Morts

En Égypte Antique, les rites funéraires étaient totalement imprégnés de magie et, puisqu’il n’y avait pas de rupture entre le monde des vivants et le monde des morts, les égyptiens n’hésitaient pas à adresser des "Lettres aux Morts", leur demandant d’intervenir en leur faveur. Ces lettres, écrites sur des poteries, parfois sur papyrus, étaient déposées dans la tombe.

Une autre méthode, qui mêlait magie et religion, consistait à verser de l’eau sur une statue couverte de figurations des dieux (ou du défunt) et des formules appropriées ; en passant sur les hiéroglyphes, l’eau s’imprégnait de leur puissance, et il suffisait alors d’absorber cette eau pour l’assimiler. Cette pratique avait pour but d’immuniser contre les dangers terrestres (piqûres de scorpion, morsure de serpent) ou surnaturels (hostilité d’un dieu ou d’un génie malfaisant, voire d’un revenant).

Et la Magie Maléfique ?

Les Égyptiens n'ont jamais fait de distinction entre Magie "Blanche" et Magie "Noire". Néanmoins, toute forme de magie destinée à blesser autrui -de quelque façon que ce soit- était illégale et très sévèrement punie par la loi.

Il existe des papyrus de la XIXe Dynastie qui relatent l'histoire de deux apprentis magiciens mal intentionnés. L'un d'eux a usé d'écrits magiques pour tromper la vigilance de ses supérieurs -et ainsi abuser de leur confiance- en confectionnant des statues de cire ainsi que des potions pour affaiblir les gardes, tandis que l'autre s'est procuré des écrits pour se rendre impressionnant et majestueux afin d'être introduit au harem pour abuser d'une partie de celui-ci et subjuguer l'autre. Ces deux criminels furent condamnés à mort.



Article original : Alliance Magique, février 2006

Sources variées (j'ai perdu mes notes). Traduction, compilation et résumé. 

Mes articles et traductions sont souvent le fruit de longues heures de travail. Si vous souhaitez les utiliser, je n’y vois pas d’inconvénients mais merci de préciser la source sur votre blog/site/forum. Certains textes sont d’ailleurs protégés par le copyright de l’Alliance Magique.

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25 novembre 2008

Introduction à la Stregheria

Introduction

La Stregheria est une tradition païenne basée sur les croyances et rites de l’ancienne Italie, qui prennent leurs sources dans la civilisation Étrusque, connue sous le nom de "La Vecchia Religione" et dont le renouveau daterait du milieu du 14ème siècle.

La Pratique

Les Sabbats

En Italie, les sorcières n'emploient pas le mot "Sabbat" pour les rites saisonniers, mais parlent de "Trequenda". Comme dans de nombreuses traditions, ces célébrations sont au nombre de huit et suivent la "Roue de l’Année" (on recense plus de 200 dialectes différentes en Italie aussi, les noms des fêtes sont très nombreux et j’ai choisi de mettre les appellations les plus courantes).

* Calenda : 31 octobre
* Saturnalia : 21/22 décembre
* Lupercus : 2 février
* Primeira : 21/22 mars
* Calendmaggio : 1er mai
* Solstizie d'Estate : 21/22 juin
* Cornucopia : 1er août
* Equinozio di Autunno : 21/22 septembre

Le feu est considérée par les pratiquants de la Stregheria comme le plus puissant des outils/éléments.

Le Cimatura

cimanew5Le Cimatura ["chee-mah-roo-tah"] est un très ancien et très puissant charme, utilisé en Italie pour se protéger du mauvais-œil.

Il est composé d’un brin de rue auquel sont ajouté des symboles : un poisson pour l’abondance, une lune entourée d’un serpent pour la puissance occulte, une clé pour la connaissance des secrets, une main pour repousser les influences négatives et une fleur de verveine pour la protection.

Le charme est toujours réalisé en argent et possède trois branches, représentant les trois aspects de Diana.

La Rue et la Verveine sont les deux plantes qui plaisent le plus à la Déesse. La Rue est aussi utilisée lors des rituels pour représenter la puissance du Dieu.

Panthéon

Déesse & Dieu

La Stregheria, ou Strega, est très semblable à la Wicca par de nombreux aspects, le principale était la reconnaissance de la dualité mâle/femelle de toute chose, qui se retrouve dans le Dieu et la Déesse.
Au cœur de l’Italie, les sorcières vénèrent la Déesse Diana et son époux, le Dieu Dianus.

Aradia

Toutefois, de nombreux pratiquants reconnaissent une troisième "entité", connue sous le nom d’Aradia. Aradia est avant tout un guide spirituel qui a enseigné que les pouvoirs traditionnels d'une sorcière, qu’elle appelle "cadeaux", appartiennent à quiconque adhère à la vieille religion. D’après elle, ces pouvoirs (ou cette puissance) était un avantage offert aux pratiquants des anciens cultes et non la raison pour devenir une sorcière.

"La Charge d'Aradia" est le message qu’elle a voulu laisser à ses descendants :

Je suis Aradia,
Fille de la Mer,
Et Fille du Vent,
Fille du Soleil,
Et Fille de la Lune,
Fille de l'Aube,
Et Fille du Crépuscule,
Fille de la Nuit,
Et Fille des Montagnes.

Et j'ai chanté la chanson de la Mer.
Et j'ai écouté le soupir du Vent;
J'ai entendu les secrets cachés du Soleil,
Et j'ai bu les larmes de la Lune;
J'ai vu la beauté de l'Aube,
Et la peine du Crépuscule;
Je me suis couchée sous la plus sombre des Nuits,
Et j'ai vu la force des Montagnes.

Car je suis plus forte que la Mer,
Et plus libre que le Vent,
Je suis plus éclatante que le Soleil,
Et plus changeante que la Lune;
Je suis l'espoir de l'Aube,
Et la paix du Crépuscule;
Je suis plus mystérieuse que la Nuit,
Et plus âgée que les Montagnes,
Plus âgée que le Temps lui-même.
Car je suis celle qui était,
Qui est,
Et qui sera,
Car je suis Aradia.

© Vivianne Crowley

Historiquement, on trouve la trace d’autres Aradia : celle connue en tant que Reine des Sorcières, fille de Diana et de Lucifer, la sainte femme qui aurait vécu au 14ème siècle et qui serait à l’origine du renouveau des traditions et celle, selon la Bible, appelée Hérodias, qui serait responsable de la décapitation de Jean-Baptiste.

En 1890, le folkloriste Charles Leland a publié un livre intitulé "Aradia : Gospel of the Witches". Vous pouvez en trouver une traduction sur Les Portes du Sidh : "Aradia : l’Évangile des Sorcières".

Lasa & Lare

Dans la tradition Strega, les Lasa et les Lare ["lar-ray"] sont des esprits connectés au pratiquant. Ce sont aussi les protecteurs des anciennes traditions et du peuple qui respecte les antiques croyances.

* Lasa : Esprits protecteurs de l’Ancienne Voie, que l’on peut évoquer afin de recevoir de l’aide.
* Lare : Esprits de la Famille, auxquels sont dédiés un autel dans la maison (placé à proximité du foyer) et à qui ont fait régulièrement des offrandes (vin, miel, lait et fleurs).

Les Gardiens

Partie intégrante du système de croyance, les Gardiens, ou quel que soit le nom qu’on leur donne (anges, conscience supérieure, guides), sont les intermédiaires entre les Dieux et les humains. Chacun d’entre eux est "responsable" d’une direction dans le Cercle. Ainsi, on les appelle pour celui-ci mais on ne leur adresse pas de demande.

* Grigori : Gardiens des portails entre les mondes.
* Alpena : Gardien du portail oriental entre les mondes [Est]
* Meana : Gardien du portail occidental entre les mondes [Ouest]
* Settrano : Gardien du portail méridional entre les mondes [Sud]
* Taga : Gardien du portail nordique entre les mondes [Nord]

Quelques Définitions

Stregheria : Sorcellerie ["stray-gare-e-ah"].
Strega : Sorcière ["stray-gah"].
Stregone : Sorcier ["stray-go-nay"].
Congrega : Coven ou Groupe.
Boschetto : Coven ou Groupe ["boss-ket-oh" - italien moderne].

Trequenda : Sabbats ["tray-gwen-da" - signifie "trimestre" en italien moderne].
Tregua : Rassemblements de la pleine lune ["tray-gah"].
Veglione : Cérémonies de pleine lune ["vay-lee-oh-nay"].

Jettatura : Le mauvais œil.
Malocchio : Le mauvais œil ["ma-lock-ee-oh" - italien moderne].
Benandanti : Bonne sorcière.
Malandanti : Mauvaise sorcière.

Veglia : Transmission orale des traditions et de l’histoire familiale ["vay-lee-ah"].

pentacleitalien
Pentacle italien



Article original : Alliance Magique, février 2006
Autre Publication : Les Portes du Sidh

Sources : Stregheria & Strega & Witchcraft 101 

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Introduction à la Santería

Origines

La Santería est un syncrétisme étonnant entre les croyances et pratiques animistes, les rituels africains et le catholicisme, pratiqué dans les Caraïbes par les descendants des esclaves issus du peuple Yoruba en Afrique Noire (Nigeria, Bénin).

Plus précisément, la Santería est née de l’union des neufs principaux dieux de la secte Abakuá du groupe ethnique Yoruba et de neufs saints chrétiens réputés avoir les mêmes attributs.

Le "Saint Culte" ou Santería, observée par 75% des cubains, est la plus répandue des religions afro-cubaines, aussi connue sous le nom de "Regla de Ochoa". Elle a considérablement augmenté son influence, gagnant progressivement les communautés Blanches.

Attention à ne pas confondre la Santería avec le Vaudou (Haïti), le Candomblé et le Macumba (Brésil). Il est intéressant de signaler que dans les Caraïbes, il n'y a aucune contradiction à être bon catholique et adepte de la Santería en même temps.

Panthéon

La Santería repose sur le culte d'un Dieu unique Obatalá, source de l'ashé - l'énergie spirituelle de l'Univers - qui a envoyé sur Terre des émissaires, demi-dieux humains, appelés Orishás qui sont la personnification de la Nature.

Les Orishás, en outre, veillent à ce que chaque mortel accomplisse le destin qui lui a été affecté à sa naissance. Ceux qui ne l'accomplissent pas suivent le cycle des réincarnations successives. Cette croyance est semblable à celle l'hindouisme et du bouddhisme.

Les Yorubas étaient polythéistes, et chacun de leurs dieux incarne une force de la nature et un trait du caractère humain. À l'origine, leur panthéon comptait plus de deux cents dieux, mais moins d'une vingtaine ont été conservés de nos jours. Selon la religion des Yorubas, chaque personne possède son propre Orisha, qui agit en tant qu'ange gardien. Ainsi, les pratiquants se font baptiser, après quoi ils peuvent invoquer leur Orisha afin de demander conseil ou afin de réclamer des faveurs (amour, argent, santé...).

Les Orishas.

Chaque Orisha (ou Orixás) à ses attributs, ses fonctions, ses couleurs. Les rituels diffèrent, (toqués, aspersions, fumigations, libations, transes, sacrifices, pratiques divinatoires, etc.) mais ils perpétuent la tradition africaine. Les Orishas (qui se prononce Orichas) sont des Saints, des esprits ou des divinités appelés à descendre dans le corps des fidèles pendant les cérémonies.

Obatalá
Divinité suprême, c’est le Roi au pagne blanc, le père de tous les Orixás. Il représente la création, l’harmonie et la paix.
Assimilé à : Jésus-Christ.
Autre nom : Oxalá.
Couleur : Blanc.

Ochún
Déesse des eaux douces, de l'amour, de la féminité et de la beauté. Maîtresse de Changó et femme d'Orula.
Assimilé à : La Vierge.
Couleurs : Jaune & or.
Autre nom : Oshoum.

Shangô
Maître de la foudre, du tonnerre, des éclairs, de la guerre et des tambours. Divinité du feu, de la musique et de la danse.
Assimilé à : Saint Jérôme, Sainte Barbe ou encore Zeus.
Autres noms : Xangô / Changò.
Couleurs : Rouge & Blanc.

Yémaya
Epouse d'Obatalà. Déesse de la mer, c’est la mère universelle; qui règne sur les eaux salées et la Maternité. Elle est très vénérée, puisqu'elle symbolise la vie. C'est aussi la protectrice des pêcheurs.
Couleur: bleu.
Autre nom : Yemanjá.

Orula
Epoux d'Ochún, ce cocu bienheureux est l'un des Orishas les plus demandés et estimés de la Santería. Il est celui qui prédit l'avenir, que l'on consulte avant d'entreprendre quelque chose.
Autre nom : Chando.

Ogun
Un des Orishas les plus populaires. Dieu du fer, de la sagesse et des montagnes, il est le maître des métaux.
Assimilé à : St Pierre, St Jean-Baptiste ou St Paul.
Couleurs : Violet, Vert & Noir.

Oddua
Dieu des morts et des esprits. Il est invoqué pour ressusciter les moribonds.

Obba
Déesse du vent et des lacs. Ex-femme de Changò, elle symbolise la fidélité conjugale.
Autres noms : Oya / Yansà.
Assimilié à : Sainte Thérèse.
Couleurs : Marron & Blanc.

Eleggua
Personnifiant le destin, c'est le Dieu qui garde les accès des routes et des carrefours, le Maître des chemins et le Messager d'Olofi (Esprit Saint). Chaque cérémonie commence par une offrande à Eleggua.
Autre nom : Elegba.
Assimilé à : Saint Antoine.
Couleurs : Rouge & Noir.

Omulu
Divinité de la petite vérole et des maladies, on lui donne du pop-corn en offrande.
Assimilé à : St Lazare.
Autres noms : Obalua / Chopono / Babalu Ayé.
Couleurs : Blanc & Bleu.

Oxossi
Dieu de la chasse et de la médecine, il est le Protecteur de la forêt.
Assimilé à : Saint Georges ou Saint Norbert.
Autres noms : Oshossi / Ochosi.
Couleurs : Vert & Noir.

Exú
Messager des autres Orixás. Il est toujours appelé le premier dans toute cérémonie. Assimilé au diable dans le syncrétisme, il est parfois considéré comme ange gardien, il protége le lieu de culte contre d'éventuelles visites de la police.

Communication avec les Orishas.

Par l'intermédiaire des Babalaos (prêtres), il est possible de communiquer avec les Orishas par des offrandes, des sacrifices, des divinations, des prières, des chants, des transes et par la possession. Ils aident leurs adeptes à mener une vie meilleure matériellement et spirituellement.

Lorsqu'on désire communiquer avec son Orisha, on fait appel à un Babalao. Celui-ci communique avec les dieux à l'aide de coquillage. La communication avec les dieux peut aussi se faire par la musique et la danse, alors le tambour utilisé lors de la cérémonie sert de médium entre l'univers des dieux et l'univers humain. Lors de cette cérémonie, il peut arriver qu'une personne tombe dans une sorte de transe.

Chaque orishas est invoqué avec ses rythmes propres joués avec les bata, tambours sacrés utilisés par groupes de trois : l'iya improvisant, l'itotele et l'okonkolo assurant le contrepoint.

Le "Bembe" est la musique qui célèbre les Orishas. Les prêtres sont autorisés à effectuer des sacrifices d'animaux en hommage aux saints et invoquer l'esprit des ancêtres (Eggun). Ils prédisent l'avenir en jetant des coquilles d'escargots comme des dés.

Autres Informations

Les Santéros
On reconnaît aisément les pratiquants de la Santéria, appelés les "Santéros" [Femme : Santéra / Homme : Santéro], à leurs habits blancs et à leurs colliers de couleurs ayant chacun une signification très précise (la paix, le chemin, la mort,etc.).

Les pratiquants de la Santéria se réunissent dans des lieux extérieurs aux villes afin de pratiquer leurs religion, langue et danses en toute liberté.

À Cuba, on appelle "Lucumí" ou "Nagos" les Yoruba. Vient de l'ancien terme Ulkumy (XVIIe siècle).

Les Filles de Saint
Une Fille de Saint est celle qui, au cours d’une cérémonie, à "reçu" l’Orisha (possession et/ou transe).
Il existe divers degrés de responsabilité dans la Santería, dont le plus haut est celui de Mère de Saint. Viennent ensuite les Lakekera (qui sont les assistantes de la Mère de Saint), les Ebomim (Filles de Saint possédant une certaine ancienneté), les Filles de Saint et enfin l’Ekedé qui sont les fidèles qui assistent une Fille de Saint lorsqu'elle est possédée et entre en transe.

Les Fils de Saint et les Pères de Saint sont relativement moins nombreux que les Mères et Filles de Saint.

La Santería et le Vaudou : même combat ?

On tombe souvent sur des articles de presse ou des sites qui traite la Santería de "vaudou cubain".
Ce qui est une grossière erreur puisque le vaudou n'est pas d'origine lucumí.

Dans les Antilles, la Santería, c'est Cuba, le Vaudou, c'est Haïti. Les origines africaines de l'une (ethnie Yoruba) et celles de l'autre (ethnie Fon) sont différentes, de même que sont différents : les instruments, les rythmes, les langues utilisées, les rituels, les objets de cultes, etc.

S'il est vrai que les principales divinités du Vaudou (vodû) appartiennent au panthéon des Fon et à celui des Yoruba, s'il est vrai aussi que Vaudou et Santería ont -aux Antilles- subi l'influence de la religion catholique, s'il est vrai enfin qu'à Cuba résident encore quelques vaudouïsants d'origine haïtienne, c'est stupidement multiplier les erreurs que de dire et répéter : "La Santería, c'est le Vaudou cubain."

Qui plus est, le fait que dans l'Afrique d'aujourd'hui, les Fon (Bénin) et les Yoruba (Nigeria) continuent de pratiquer des religions originales devrait interdire toute confusion.

Comme l'écrivit Alfred Métraux : "Le vaudou n'est pas un amalgame de représentations mystiques et de pratiques empruntées à toutes les régions de l'Afrique Noire." (Le Vaudou Haïtien. 1958. Paris : Gallimard)


Article original : Alliance Magique, avril 2006

Sources : Orishas & Santería & Santería & Religion & La Santería & Dictionnaire & Q&A 

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24 août 2008

Introduction au Khémitisme

Le Khémitisme est une tradition néo-païenne basée sur les croyances et rites de l’Ancienne Egypte. Ce renouveau païen célèbre les déités égyptiennes, comme au temps de l’ancienne religion païenne de Kemet.

Contrairement aux religions actuelles, la base de cette tradition est le culte et non la croyance. Pour comprendre ce principe, il faut savoir que pour les anciens égyptiens, la pensée, le mot, le geste sont créateurs. Ainsi, le culte est plus qu'un rite, c'est une création.

Définition

Une Tradition aux multiples facettes

La religion des anciens égyptiens ne propose pas la vérité, mais une vérité symbolique qui s'exprime au travers de différentes cosmogonies (théorie de la création de l'Univers). Cela peut paraître parfois déconcertant pour les hommes d'aujourd'hui. De nombreux centres religieux ont élaboré leurs propres mythes de la création, qui ont tous pour point commun de mettre en scène un dieu créateur issu de l'océan primordial, un être qualifié de démiurge. Cette tradition possède de multiples dieux, souvent à visages ou apparences animalières. Ces divinités sont multiples et une à la fois, car elles sont toutes issues d'un même principe ou puissance créatrice primordiale.

L’homme et l’environnement sont indissociables

Comme beaucoup de traditions païennes, la religion des anciens égyptiens accorde une place importante à la protection et la glorification de la nature. La nature et l'homme sont des créations du démiurge indissociables. Tout animal, tout végétal, tout minéral est une œuvre du créateur et contient par conséquent une parcelle de la puissance divine. Sans la nature, telle que crée par le démiurge et harmonisée selon les lois de Maât, l'homme ne pourrait subvenir à ses besoins, vivre ou tout simplement exister. C'est pourquoi les païens khémites glorifient les dons que leur offrent leur environnement, comme par exemple le Nil et ses crues fertiles, le soleil qui fait croître les récoltes, la lune, etc.

Maât : l'harmonie et l'ordre universel

Aussitôt que l'univers fut créé, s'appuyant sur une certaine harmonie et un ordre pour exister, la déesse Maât vint à l'existence. Elle est la personnification de cet ordre et l'incarnation de la vérité. Elle fait figure de concept central dans la tradition païenne khémite. Tout est censé fonctionner à travers elle, les dieux comme la nature et les hommes. Tout le monde se doit d'agir en respectant sa loi et l'ordre qu'elle incarne, faute de quoi le chaos submerge le monde.

L'éternité

La notion d'éternité est au cœur de cette tradition. C'est la base de toute la vie d'un homme. La mort n'est qu'un passage d'un monde à un autre, que les rites funéraires préparent et facilitent. La tradition païenne khémite célèbre donc bien la vie pour l'éternité, qu'elle soit dans ce monde ou dans celui de l'au-delà.

Une tradition rituelle

La tradition khémite est rituelle, dans laquelle le culte ancien était célébré par un groupe de fonctionnaires. Le peuple participe aux rites funéraires et aux processions. Il peut se réunir sur les esplanades, les lieux d'offrandes et les hôpitaux des temples pour prendre part aux cultes. Mais il n'a pas libre accès aux temples, comme par exemple les chrétiens dans une église ou les musulmans à la mosquée. Chacun peut également chez soi s'organiser un petit autel pour le culte privé, notamment pour des divinités domestiques comme Bès ou Thouéris. Il n'existe pas de dogmes ou de livre sacré comparable à la Bible, parce que la tradition khémite n'est pas du type révélé.

Panthéon

Au début des origines du monde égyptien (fin du IVe millénaire avant notre ère), il n’y avait qu’un immense océan, appelé Noun. Re, le Soleil, en surgit et se posa sur la première pierre émergée de l’eau. Il commença alors son voyage dans le ciel, illuminant de sa lumière la future Egypte. Depuis, il le fait chaque jour. Sa main fut son premier partenaire. De cette relation naquit un premier couple : Shou et Tefnout (soit l’atmosphère et l’humidité). Ce couple (Shou et Tefnout) engendra le ciel et la terre, Nout et Geb. À leur tour, Nout et Geb ont donné naissance à Isis, Osiris, Nepthys et Horus.

Ce sont les dieux principaux du Kémétisme mais Re, le dieu créateur, domine toutes les autres déités.

Les Neterou

Le monde spirituel des Anciens Egyptiens demeure à ce jour inégalé. A la fois mystérieux et manifeste, à la fois caché et accessible, il se reflète dans absolument chaque aspect de la vie quotidienne égyptienne.

Les "Neterou" (au singulier "Neter") sont l’expression de l’énergie de la nature, personnifiés par les puissances divines, auxquelles font appel les Khémites. Ce sont avant tout des guides spirituels.

Dans l’écriture hiéroglyphique, le signe se présente sous la forme d’un mât terminé par un petit drapeau ou sous la forme d’un homme assis, portant la barbe, symbole de la divinité et l’ankh.

Le mot "neter" traduit, en profondeur, une force divine indéterminée, impersonnelle, abstraite, qui se retrouve chez toutes les divinités. Lorsqu'on analyse les caractères individuels d'un dieu, on s'aperçoit qu'ils appartiennent également aux autres dieux ; le nom et l'aspect de la divinité peuvent changer d'un sanctuaire à l'autre, ses caractères divins restent les mêmes. Il y a, en fait, unité de croyances ; polythéiste de forme, la religion des Égyptiens tend à un monothéisme de fond. Derrière l'apparente prolifération des Dieux se cache une unité profonde, un même principe divin auquel ils participent et dont ils sont, chacun à sa façon l'incarnation.

La Pratique

Les khémites d'aujourd'hui n'ont aucune structure ou temple officiel, par contre, chez eux, l'espace sacré personnel existe. Les khémites isolés recherchent à travers l'égyptologie toutes les pistes historiques et théologiques pour les mettre en pratique dans notre mode de vie actuel et dans notre espace géographique.

L'initiation khémite est le travail sur soi, arriver à s'intégrer avec les lois cosmiques. Cela incite au dépassement de sa personne. Le Livre des Morts par exemple est un livre initiatique. Dans la vie comme dans la mort, il y a des étapes initiatiques, tel le nétèr qui dirige la barque sacrée, vous faites de même.

L'Egypte ancienne est pleine de symboles, ceux-ci appartiennent au sacré dans un espace invisible. L'étude de ces symboles permet de toucher et d'appréhender la profondeur spirituelle de ceux-ci. En suivant respectueusement les lois de la nature et des cycles des saisons, comme les anciens ils essayent de repousser le chaos. La loi de Maât est l'équilibre contre le chaos, la justice, c'est vivre en homme debout, responsable.

La place importante que donnaient les anciens à leurs pharaons n'a plus cours aujourd'hui, mais les khémites respectent les ancêtres et incluent les pharaons dans leurs prières.

Pour éviter la confusion :

* Il existe un groupe Sataniste nommé "Temple de Seth" qui, bien que ses membres utilisent des noms égyptiens, n’a aucun rapport avec la spiritualité égyptienne et le Neter Seth.

* Le Khémitisme est souvent confondu avec la Wicca. En effet, certains wiccans utilisent souvent les noms d'Isis ou Osiris lors de leurs rituels. Toutefois, ils utilisent ces noms comme archétypes divins et non comme les Nétérou eux-mêmes.

* Le groupe "Fellowship of Isis" est une organisation internationale dévoué à la Déesse et non un groupe khémitique.

* Le symbolisme égyptien a trois grandes voies: Khémitisme, Franc-Maçonnerie et Hermétisme. Seule la première est d’origine culturelle égyptienne car, en général, la Maçonnerie et l'Hermétisme étudient la symbolique égyptienne, sans vouer un culte aux Nétèrou.

* Les Extraterrestres ou encore les Atlantes n'ont rien à faire dans la spiritualité des anciens Egyptiens.

 


Article original : Alliance Magique, avril 2006

Sources : Ta Noutri & Libre Assemblée Païenne Francophone & Heka Kherou & Racines Païennes & NebetBastet

Mes articles et traductions sont souvent le fruit de longues heures de travail. Si vous souhaitez les utiliser, je n’y vois pas d’inconvénients mais merci de préciser la source sur votre blog/site/forum. Certains textes sont d’ailleurs protégés par le copyright de l’Alliance Magique.

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09 août 2008

Les Vénus Paléolithiques

Les Vénus Paléolithiques sont des représentations anthropomorphes féminines stéréotypées :
-Les seins, ventre, fesses, cuisses et sexe sont toujours sur représentés.
-Les membres supérieurs et inférieurs sont négligés.
-Les traits du visage sont sommairement esquissés.

Les scientifiques sont divisés quant à leur utilité ; parure ou objet de culte ? En tout cas, avec un peu d’imagination, on peut les voir comme une représentation symbolique de la fécondité.

Venus_of_BrassempouyIl existe cependant deux exceptions à la non-représentation des traits du visage dont la Dame de Brassempouy. C’est l’une des plus anciennes représentations réalistes de visage humain découverte à ce jour (approximativement 22 000 ans, découverte en 1894 dans les Landes).

Taillée dans de l’ivoire de mammouth, elle mesure moins de 4cm. Malgré l’absence de bouche, on pourrait croire qu’il s’agit d’un portrait. La Dame de Brassempouy, avec toutes les interrogations qu’elle soulève, possède un caractère énigmatique et mystérieux…

En Aquitaine, deux autres Vénus ont été découvertes :

600px_Venus_de_Lespugue__replica_La Vénus de Lespugue, statuette en ivoire découverte en 1922 en Haute-Garonne.
Brisée par un coup de pioche lors de sa découverte, c'est une des plus grande Vénus avec ses 14cm.








429px_Venus_de_LausselLa Vénus de Laussel, ou "Femme à la Corne", qui n'est pas une statuette mais un bas relief découvert e, Dordogne (1911) et qui représente un personnage féminin nu tenant une corne de bison à la main, gravé dans un bloc de calcaire et peint à l'ocre rouge. Elle tient dans sa main droite une corne de bison, qui pourrait représenter une corne d'abondance. Sur cette corne se trouve 13 encoches, qui pourraient, selon certains chercheurs, représenter des cycles lunaires ou des cycles menstruelles. Sa main gauche est posé sur son ventre, ce qui pourrait indiquer qu'elle est enceinte.


Sources : Divers sites sur l'archéologie, dont Hominidés et Paléolithique. 

Posté par Kalaxa à 17:21 - ~ Scriptorium ~ - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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